Quelle posture adopter lors d’un entretien ?
Nous obtenons ce que nous donnons. Ce que nous attendons du candidat, c’est donc la posture que nous devons nous-mêmes adopter.
L’équilibre est de rester agréable et chaleureux, car les candidats à un recrutement sont souvent stressés et les bénéficiaires d’un accompagnement parfois en souffrance au travail. Mais le cadre comme la posture doivent rester professionnels et neutres.
C’est d’ailleurs pourquoi il est déconseillé de procéder à l’entretien de recrutement ou à l’accompagnement d’un proche.
Respect
Le respect de la personne que l’on reçoit se trouve dans la façon de l’accueillir, de sourire, de l’écouter, de lui poser des questions, de respecter les règles déontologiques (pas de question d’ordre privé).
Authenticité
La sincérité de l’échange se voit dans la façon dont vous présentez l’entreprise, le poste, ses enjeux, ses contraintes, d’où l’importance de bien les connaître.
Vous pouvez aussi être honnête avec la personne : si vous avez des points qui vous questionnent en entretien sur son adéquation au poste, vous pouvez en faire part, sans brutalité, dès l’entretien. C’est en général apprécié si c’est fait avec bienveillance.
Non-manipulation
Elle peut sembler une évidence. Néanmoins, quand par votre façon de questionner, vous amenez quelqu’un dans une direction, dans une confirmation de votre jugement, vous êtes déjà dans une forme de manipulation… C’est pourquoi, il est essentiel de garder des questions ouvertes, des temps de réflexion et de faire attention à tous les biais cognitifs qui peuvent influencer notre jugement. Je reconnais que ce n’est pas facile car nous sommes humains aussi.
L’empathie
Chercher à comprendre l’autre ne signifie ni l’approuver ni ressentir les mêmes choses que lui. On le dit souvent, l’empathie n’est pas la sympathie. L’empathie, c’est comprendre l’autre, quand la sympathie est de ressentir la même chose ou éprouver de l’affection.
Égal à égal
Le recruteur n’est pas « en position haute » par rapport au candidat. Il en est de même entre un conseiller bilan de compétences et un bénéficiaire : le conseiller ne doit pas se positionner en « expert ».
Chacun a des choses à apporter à l’autre ce qui permet une relation gagnant-gagnant.
Confidentialité
Ce point clé, qui doit être respecté à toutes les étapes, concerne le lieu de l’entretien, la restitution et la non-divulgation d’informations. Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) encadre le traitement des données personnelles dans les activités RH et d’accompagnement.